Modifications neuromusculaires et cardio-respiratoires induites par un exercice cycliste de longue durée

RÉSUMÉ L’objet de cette étude était d’analyser les modifications cardio-respiratoires et neuromusculaires induites par un exercice de longue durée en cyclisme. Neuf sujets, entraînés en endurance, ont réalisé un exercice de 5 h sur ergocycle à une intensité correspondant à 55% de leur puissance max...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Auteurs principaux: Rochette, Ludovic, Lepers, Romuald, Brugniaux, Julien, Maffiuletti, Nicola Angelo, Millet, Guillaume
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2002
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:RÉSUMÉ L’objet de cette étude était d’analyser les modifications cardio-respiratoires et neuromusculaires induites par un exercice de longue durée en cyclisme. Neuf sujets, entraînés en endurance, ont réalisé un exercice de 5 h sur ergocycle à une intensité correspondant à 55% de leur puissance maximale aérobie. La consommation d’oxygène, le débit ventilatoire et la fréquence cardiaque ont augmenté respectivement de 15,5 + 4,9 % (P < 0,01), 17,9 + 6,6 % (P < 0,01) et 11,3 + 5,4 % (P < 0,01) au cours des 5 h d’exercice alors que la cadence spontanée de pédalage diminuait significativement (P < 0,05) de 10 révolutions par minute (rpm). Les moments musculaires maximaux mesurés sur ergomètre isocinétique lors des contractions concentriques à 120?.s-1 et 240?.s-1 ont chuté respectivement de 8,5 + 0,8 % (P < 0,01) et 9,3 + 1 % (P < 0,05) après l’exercice. Cette perte de force était accompagnée d’une diminution significative de l’activité électromyographique des muscles vastus lateralis (P < 0,01) et vastus medialis (P < 0,05). Les propriétés contractiles des muscles extenseurs du genou ont été étudiées en analysant la réponse mécanique à un train de 6 stimulations à 100 Hz évoquées au niveau du nerf fémoral. Le pic de moment musculaire évoqué, le temps de contraction, la vitesse maximale de montée en force et la vitesse maximale de relaxation ont chuté respectivement de 12 + 13 % (P < 0,05), 13 + 14 % (P < 0,05), 22 + 12 % (P < 0,01) et 24 + 13 % (P < 0,05) consécutivement à l’exercice de 5 h. Les résultats obtenus suggèrent que parallèlement aux modifications cardio-respiratoires, la réduction de la capacité de production de force induite par un exercice de pédalage de longue durée est due à des facteurs nerveux et contractiles.