Catatonie, délirium et trouble neurocognitif majeur en cooccurrence chez une femme âgée : étude de cas
La catatonie est un syndrome neuropsychiatrique grave, mais sous-diagnostiqué chez la personne âgée, souvent confondu avec un délirium ou un trouble neurocognitif majeur, ce qui entraine un retard de prise en charge appropriée. Une femme de 79 ans est admise pour un déclin cognitif rapide, une pe...
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| Hauptverfasser: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2026
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La catatonie est un syndrome neuropsychiatrique grave, mais sous-diagnostiqué chez la personne âgée, souvent confondu avec un délirium ou un trouble neurocognitif majeur, ce qui entraine un retard de prise en charge appropriée.
Une femme de 79 ans est admise pour un déclin cognitif rapide, une perte pondérale significative et un retrait social. Les premières évaluations évoquent un trouble dépressif caractérisé ou un trouble neurocognitif majeur. Les investigations neurologiques sont non concluantes. Après l’introduction d’un traitement psychotrope, l’évaluation psychiatrique met en évidence un mutisme, une prise de posture et un ralentissement psychomoteur marqué, répondant aux critères diagnostiques du DSM-5 pour la catatonie. Un test au lorazépam confirme le diagnostic. Les psychotropes sont interrompus et le lorazépam est titré jusqu’à 2 mg quatre fois par jour, avec amélioration clinique significative.
Une tomographie par émission de positons (TEP) cérébrale ultérieure associée à des observations cliniques suggère une maladie d’Alzheimer sous-jacente. Toutefois, la survenue d’un délirium cooccurrent impose une diminution progressive de la benzodiazépine. L’introduction de la mémantine permet le sevrage du lorazépam et une rémission symptomatique complète. La patiente obtient son congé hospitalier. Lors du suivi ambulatoire, la réapparition partielle de symptômes conduit à envisager des options thérapeutiques alternatives.
Ce cas illustre l’importance de reconnaître la catatonie chez les patients âgés présentant un déclin neurocognitif. Il met en évidence les défis diagnostiques et thérapeutiques liés à la coexistence d’une catatonie, d’un délirium et d’un trouble neurocognitif majeur, et souligne la nécessité d’une reconnaissance précoce et d’une approche multidisciplinaire afin d’optimiser le pronostic.
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