Antibiomanie : présentation inédite d’un cas de neurotoxicité due au métronidazole
Le métronidazole est connu pour pouvoir induire une encéphalopathie caractéristique, marquée par des manifestations neurologiques et des anomalies typiques à l’IRM, tandis que les présentations psychiatriques demeurent rarement décrites. À ce jour, aucune description d’une symptomatologie maniaqu...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2026
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Le métronidazole est connu pour pouvoir induire une encéphalopathie caractéristique, marquée par des manifestations neurologiques et des anomalies typiques à l’IRM, tandis que les présentations psychiatriques demeurent rarement décrites. À ce jour, aucune description d’une symptomatologie maniaque franche concomitante à une encéphalopathie induite par le métronidazole n’a été rapportée dans la littérature. L’antibiomanie est un effet indésirable rare défini par l’apparition d’un épisode maniaque ou hypomaniaque en relation temporelle avec une antibiothérapie.
Nous rapportons le cas d’un homme de 67 ans hospitalisé pour des complications hépatobiliaires complexes et exposé de façon intermittente et prolongée au métronidazole et à la ciprofloxacine. Il développe un changement comportemental aigu marqué par une désinhibition, une agitation psychomotrice, une logorrhée avec pression du discours, une irritabilité, des phénomènes hallucinatoires, ainsi que de la dysarthrie et des chutes.
L’IRM révèle des hyperintensités T2 des noyaux dentelés, des noyaux rouges, de la plaque tectale et du splénium du corps calleux, compatibles avec une encéphalopathie induite par le métronidazole. L’arrêt des antibiotiques est suivi d’une amélioration clinique rapide, sans récidive lors de la réintroduction de la ciprofloxacine seule.
Ce cas met en évidence une présentation clinique inédite associant une encéphalopathie typique au métronidazole et une symptomatologie maniaque franche, jamais rapportée auparavant. Il souligne l’importance d’inclure l’antibiomanie dans le diagnostic différentiel d’un premier épisode maniaque aigu afin de permettre l’arrêt précoce de l’antibiotique causal.
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