Dire l’invisible pour réformer le croire : de la « science des secrets » aux « sciences modernes » au Sultanat d’Oman

En arabe, al-ġayb signifie l’absent, le caché, l’invisible. C’est le domaine du divin, des anges, des djinns, de ce qui, ne pouvant faire l’objet d’une expérience sensible, doit être cru. La croyance en l’invisible ( al-īmān bi-l-ġayb) est au fondement de la foi des musulmans. Mais qui, parmi les h...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Autor principal: Ayachi, Mehdi
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2020
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:En arabe, al-ġayb signifie l’absent, le caché, l’invisible. C’est le domaine du divin, des anges, des djinns, de ce qui, ne pouvant faire l’objet d’une expérience sensible, doit être cru. La croyance en l’invisible ( al-īmān bi-l-ġayb) est au fondement de la foi des musulmans. Mais qui, parmi les hommes, peut dire ce que recouvre l’invisible, ce qui le peuple ? Qui peut en dire les limites et ainsi circonscrire le domaine du croire ? En 2007, au Sultanat d’Oman, deux intellectuels publièrent un livre avec pour ambition d’émonder l’invisible des superstitions et des illusions venues troubler la foi de leurs coreligionnaires. Jusqu’à aujourd’hui, leurs thèses continuent de faire débat et de diviser.