Être de passage
De 1957 à 1974, 900 000 Portugais entrent en France, dont quelque 550 000 irrégulièrement. En dépit de la surveillance exercée par une dictature qui désirait contrôler étroitement la mobilité de la population, des milliers de Portugais ont employé les services d’un passeur, celui qui peut « transfor...
में बचाया:
| मुख्य लेखक: | |
|---|---|
| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
2017
|
| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | De 1957 à 1974, 900 000 Portugais entrent en France, dont quelque 550 000 irrégulièrement. En dépit de la surveillance exercée par une dictature qui désirait contrôler étroitement la mobilité de la population, des milliers de Portugais ont employé les services d’un passeur, celui qui peut « transformer le désir d’expatriation en réalité et détient les clefs du monde extérieur » (Jean-François Bayart). Cet article cherche à comprendre les relations tissées entre les migrants et les passeurs. Alors que ces derniers étaient présentés par la presse et la dictature comme des escrocs qui trompaient des migrants réduits à la figure de victime, une « confiance assurée » (Adam Seligman) s’est le plus souvent établie entre ceux qui désiraient partir et ceux qui les aidaient à le faire. |
|---|