« Quelqu’un, au grand scandale de notre nation… »

L’ouvrage d’Uriel da Costa, Examen des traditions pharisiennes, fut un scandale à partir de 1623 pour la communauté judaïque d’Amsterdam, car il niait la résurrection des morts, les châtiments et les récompenses après la mort, l’immortalité de l’âme. Il portait ainsi offense aux principes du judaïs...

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書誌詳細
主要な著者: Muhana, Adma, Lévi, Florence
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2014
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’ouvrage d’Uriel da Costa, Examen des traditions pharisiennes, fut un scandale à partir de 1623 pour la communauté judaïque d’Amsterdam, car il niait la résurrection des morts, les châtiments et les récompenses après la mort, l’immortalité de l’âme. Il portait ainsi offense aux principes du judaïsme et du christianisme (dans ses deux versants, catholique et protestant), tout en restant un ouvrage religieux. Également scandaleuses furent les mesures prises par les autorités rabbiniques pour forcer Uriel à se soumettre à l’orthodoxie : il fut banni de la communauté et de la ville, mis en prison, les exemplaires de son livres furent brûlés publiquement ; il fut excommunié, séparé de sa famille et on le menaça de priver sa mère de sépulture. L’auteur, mis à l’écart de la société – tout groupe social se définissant en majorité par la confession religieuse – se rapprocha de la doctrine de la loi naturelle et quitta la scène en se suicidant ; il devint dans la mémoire des gens un personnage régulièrement vilipendé. L’article cherche à comprendre les raisons d’un tel scandale, en avançant comme hypothèse principale que les descendants des nouveaux-chrétiens qui constituèrent la communauté portugaise d’Amsterdam ne devinrent juifs qu’en raison d’un immense effort de prosélytisme qui laissa derrière lui une série de renégats parmi lesquels Uriel da Costa.