Kenichi Yamamoto, Le Secret du maître de thé, traduit par Yoko Kawada-Sim et Silvain Chupin, Paris, Mercure de France, 2012, 370 pages

Jusque vers la fin du xxe siècle, l’« espionnage » a été un instrument principalement utilisé par les États ou des entreprises ayant comme finalité la collecte d’informations politiques, stratégiques ou économiques. Il était alors caractérisé par la nécessité de disposer d’un « agent » localisé sur...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Vieira, António
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2012
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Jusque vers la fin du xxe siècle, l’« espionnage » a été un instrument principalement utilisé par les États ou des entreprises ayant comme finalité la collecte d’informations politiques, stratégiques ou économiques. Il était alors caractérisé par la nécessité de disposer d’un « agent » localisé sur le lieu d’intérêt du commanditaire. Avec l’apparition des réseaux informatiques, et plus exactement avec l’interconnexion de ces réseaux, l’« espionnage » est entré dans une nouvelle ère. En développant un nouveau domaine de compétences techniques liées à ces réseaux, il s’est offert la possibilité de dématérialiser l’« agent », c’est à dire de s’affranchir de la nécessité d’un intermédiaire présent physiquement sur place, pour le remplacer par l’intervention d’un expert technique situé à distance. En réduisant ainsi le « coût » d’intervention à la seule question de la connaissance technique des réseaux informatiques, l’« espionnage » s’est ouvert à de nouveaux acteurs inattendus tant dans leurs motivations que dans leur organisation.