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Le sociologue, lorsqu’il interroge les protagonistes de la politique de santé, ne peut qu’être frappé par l’invocation rituelle de lieux communs comme celui du pouvoir de nuisance électorale de la profession médicale. Certains, plutôt les acteurs politiques, considèrent un tel pouvoir comme avéré, s...

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書誌詳細
第一著者: Tabuteau, Didier
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2015
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le sociologue, lorsqu’il interroge les protagonistes de la politique de santé, ne peut qu’être frappé par l’invocation rituelle de lieux communs comme celui du pouvoir de nuisance électorale de la profession médicale. Certains, plutôt les acteurs politiques, considèrent un tel pouvoir comme avéré, se remémorant les supposées conséquences politiques de conflits majeurs dans le secteur de la santé. D’autres, plutôt les journalistes et les experts, semblent davantage marquer leur distance à l’endroit de ce qui apparaîtrait d’abord comme un mythe inhibant la capacité d’action des pouvoirs publics. Même s’il est avant tout un « chasseur de mythes », le sociologue doit prendre au sérieux la persistance de croyances plus ou moins investies par les acteurs des politiques de santé. Comme l’ont enseigné Mircea Eliade et Paul Veyne, les mythes, loin d’être des illusions ou des fables, doivent être pris au sérieux, même dans nos sociétés sécularisées. Toute action publique revêt en effet une portée symbolique, sinon mythique. C’est encore plus vrai dans ce secteur axiologiquement et émotionnellement dense qu’est la santé.