La cocaïne en France et en Europe : la profondeur stratégique
Après la dissolution en 2017 de la guérilla «Forces Armées Révolutionnaires de Colombie» (FARC), la Colombie voit croître la production de cocaïne et l’économie illégale, et s’intensifier la violence de groupes armés illégaux contre la population, provoquant une grave crise humanitaire. Le contrôle...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2023
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Après la dissolution en 2017 de la guérilla «Forces Armées Révolutionnaires de Colombie» (FARC), la Colombie voit croître la production de cocaïne et l’économie illégale, et s’intensifier la violence de groupes armés illégaux contre la population, provoquant une grave crise humanitaire. Le contrôle qu’exerçait naguère la guérilla ayant disparu, un vide a fait promptement réagir les criminels - du moins, plus promptement que le gouvernement.Des cartels mexicains profitent de la situation : investissement et emploi, leurs émissaires recrutent des groupes armés colombiens pour que la drogue demeure disponible ; et que la chaîne logistique des stupéfiants reste fluide et sûre. Ces cartels ayant largement financé l’amélioration des processus de production de la coca, ces cultures et processus ont progressé en Colombie : en 2017, un pic historique d’hectares cultivés en coca y a ainsi été atteint et depuis, cette dynamique persiste.L’État colombien, dont le mode de lutte contre le crime n’est pas clair, n’a pas réagi vite et fort pour assurer la sécurité, la souveraineté et l’État de droit dans les territoires de l’ex-guérilla. Certes, d’énormes sommes sont dépensées pour équiper et renforcer l’efficacité des forces militaires et policières combattant les groupes criminels armés illégaux. Mais, plus ou moins ouvertement, des forces politiques et économiques souhaitent la persistance d’ennemis et menaces à combattre. Ainsi, la stratégie de l’État semble viser à endiguer, à contrôler le crime organisé dans des limites acceptables, sans chercher à l’éliminer. |
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