Le design au service des familles des desaparecidos : mémoire, démocratie et reconstruction post-terreur en Argentine à travers le projet INNOVART III

Cet essai analyse la question de la mémoire collective en Argentine après la dictature militaire (1976–1983), durant laquelle environ 30000 personnes ont été « disparues ». Malgré des avancées notables dans la recherche de justice (procès et condamnations), l’élection de Javier Milei ravive les inqu...

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Κύριοι συγγραφείς: Krupa, Frédérique, Neyssensas, Laurent, Peinado, Alice D., Hagerty, Alexa, Buso, Sandra
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2026
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Cet essai analyse la question de la mémoire collective en Argentine après la dictature militaire (1976–1983), durant laquelle environ 30000 personnes ont été « disparues ». Malgré des avancées notables dans la recherche de justice (procès et condamnations), l’élection de Javier Milei ravive les inquiétudes quant à la préservation de cette mémoire. Au centre se trouve une initiative de coopération franco-argentine (INNOVART III), qui mobilise design et art pour « récupérer la démocratie » et entretenir la mémoire. S’appuyant sur des actions locales, telles que la création de « bosquets » de la mémoire à San Juan et Rosario, l’essai présente un travail de recueil et de valorisation des histoires individuelles des disparus, y compris celles de deux Franco-Argentins : Yves Domergue et Marie-Anne Erize. Cet effort complète les enquêtes menées par les anthropologues et s’inscrit dans une démarche participative : familles, communautés locales et designers collaborent pour élaborer des espaces numériques et physiques, afin de reconstruire un lien entre les générations actuelles et le passé. L’essai s’appuie aussi sur des théories décoloniales, rappelant que les notions d’humanité, de modernité, du design restent traversées par des logiques coloniales, et que la violence d’État met en jeu la légitimité de la vie humaine. Il propose le design comme pratique transformatrice, pleinement apte à soutenir une mémoire vivante et plurielle, où chaque histoire contribue à la reconstruction post-terreur de la démocratie argentine.