Dépasser les frontières épistémologiques du design depuis les Suds francophones : l’héritage de Serge Hélénon et de l’Ecole Négro-Caraïbe
Cet article explore l’héritage de l’Ecole Négro-Caraïbe, premier mouvement artistique de Côte d’Ivoire lancé en 1970 par trois artistes martiniquais, dont Serge Hélénon. Enseignant coopérant à la tête de l’atelier peinture de l’Institut National des Arts à Abidjan pendant quatorze années, sa quête i...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2026
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article explore l’héritage de l’Ecole Négro-Caraïbe, premier mouvement artistique de Côte d’Ivoire lancé en 1970 par trois artistes martiniquais,
dont Serge Hélénon. Enseignant coopérant à la tête de l’atelier peinture de
l’Institut National des Arts à Abidjan pendant quatorze années, sa quête identitaire, fondée sur l’union des cultures antillaises et africaines, a imprégné toute
une génération d’étudiants. Cette démarche s’est construite face au constat
commun de la domination des normes artistiques occidentales dans les Suds
francophones, anciens territoires de l’empire colonial français. Cinquante-cinq
ans plus tard, alors que le design devient à son tour le terrain de discours hégémoniques, avec notamment la diffusion d’un « design africain » pourtant fondé
sur une grille de lecture occidentale, cette quête identitaire se poursuit. Dans
ce contexte, revisiter l’expérience de Serge Hélénon apparaît d’une portée
particulièrement féconde pour redéfinir les épistémologies du design depuis
des territoires issus de l’empire colonial français situés en Afrique et dans la
Caraïbe. En examinant trois axes de cette pensée émancipatrice pionnière – les frontières géographiques, disciplinaires et de transmission – l’article
propose les bases d’un modèle conceptuel pour penser le design depuis les
Suds francophones. |
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