Éditorial

L’histoire du design que nous cultivons est souvent jugée fragmentaire, partiale voire dissimulatrice. On pourrait alors croire que, en faisant retour sur l’objet, la muséification des arts décoratifs permettrait d’atteindre un consensus. Reste à voir comment composer avec les logiques de la collect...

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Dettagli Bibliografici
Autori principali: Pène, Sophie, Bihanic, David, Zenasni, Franck, Le Bœuf, Jocelyne, Vial, Stéphane
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’histoire du design que nous cultivons est souvent jugée fragmentaire, partiale voire dissimulatrice. On pourrait alors croire que, en faisant retour sur l’objet, la muséification des arts décoratifs permettrait d’atteindre un consensus. Reste à voir comment composer avec les logiques de la collection, qui supposent en effet qu’une sélection soit effectuée parmi les objets, au risque de la moduler à dessein ou même de « fabriquer des histoires » (Usherwood, 1995). À l’heure où le musée d’Orsay fête ses trente ans, on se souvient que la création de sa collection d’arts décoratifs avait justement fait débat : si les historiens militèrent pour exposer la fin du XIXe siècle dans son intégrité, « dans sa beauté et/ou sa laideur » (Rebérioux, 1983), le musée resta en effet ambigu face à l’objet industriel ou à l’ustensile populaire, quitte à n’évoquer qu’un seul aspect du design de l’époque – au nom d’une « représentativité » des objets qui, quel que soit le musée, est à elle seule polémique.