Méthodes fabiennes. Notes sur la partie d’échecs. Murphy - Endon dans le roman de Samuel Beckett Murphy

Mon texte commente quelques traits d’une partie d’échecs composée par Beckett à la fin de son roman, Murphy (1935/1936), un texte qui se dérobe et se ferme à tout moment au lecteur. Par « traits », il faut entendre à la fois les caractéristiques de la partie et les coups qui y sont joués. Ce qui es...

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Bibliographic Details
Main Authors: Rhode, Eckhard, Lacour, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2019
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Mon texte commente quelques traits d’une partie d’échecs composée par Beckett à la fin de son roman, Murphy (1935/1936), un texte qui se dérobe et se ferme à tout moment au lecteur. Par « traits », il faut entendre à la fois les caractéristiques de la partie et les coups qui y sont joués. Ce qui est ici signifiant, c’est que Beckett invente, pour cette partie d’échecs paradoxale, des stratégies d’évitement, d’empêchement, de grève (Samuel Beckett comme « peintre de l’empêchement »). Bien que les règles du jeu soient respectées par les deux joueurs jusqu’au trentième coup des Noirs, il manque à cette forme de jeu au moins trois caractéristiques indispensables du jeu d’échecs : la volonté de vaincre, l’activité, l’agressivité. Beckett crée avec son texte une « plastique de la pensée » qui s’annule elle-même (eine sich selbst aufhebende Denk-Skulptur) et qui peut faire penser au Bartleby, the Scrivener d’Herman Melville (remarque judicieuse faite par Franz Kaltenbeck).