Perversion et psychose II (dans « Kant avec Sade » de Jacques Lacan)
Répondre à la question de savoir comment la perversion et la psychose se situent l’une par rapport à l’autre est nécessaire pour éclairer ces deux structures cliniques. Si la perversion évolue sous le régime logique du déni (de la castration) et la psychose sous celui de la forclusion (du Nom-du-Pèr...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2017
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Répondre à la question de savoir comment la perversion et la psychose se situent l’une par rapport à l’autre est nécessaire pour éclairer ces deux structures cliniques. Si la perversion évolue sous le régime logique du déni (de la castration) et la psychose sous celui de la forclusion (du Nom-du-Père et/ou du phallus) il est clair que ces deux structures ne se confondent pas. Un pervers ne rejette ni le père ni le phallus. Mais un psychotique peut trouver dans une perversion une assise qui ne se réduit pas aux « traits de perversion » toujours présents dans les fantasmes des névrosés. Un psychotique peut agir comme un pervers, s’habiller en pervers, jouer dans un scénario pervers. Selon Freud, la perversion est le négatif de l’hystérie. Pourrait-on affirmer que la perversion propose une scène pour la psychose ? Que la perversion ne se transforme pas en psychose, est-ce que cela ne rend pas pour autant le pervers insensible aux phénomènes psychotiques ? Comme nous le verrons, dans l’écrit « Kant avec Sade » (1960) de Lacan, la perversion croise trois fois les voies de la psychose. Un pervers ne devient pas fou ni un fou pervers, et pourtant ni la perversion ni la psychose ne sont étanches l’une par rapport à l’autre. Les passerelles qui mènent de l’une à l’autre peuvent entraîner tel sujet au crime sexuel et tel autre à une création sublime… |
|---|