Le cas du patient G : traumatisme cérébral, psychose et psychanalyse
À 28 ans, le patient G a été admis pour traumatisme crânien à la clinique où je travaille. Il se plaignait de l’impact sur sa vie du traumatisme cérébral subi à l’âge de 13 ans et de voix persécutrices. Cette crise est survenue alors que ses études universitaires prenaient fin, sa petite amie japona...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2017
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | À 28 ans, le patient G a été admis pour traumatisme crânien à la clinique où je travaille. Il se plaignait de l’impact sur sa vie du traumatisme cérébral subi à l’âge de 13 ans et de voix persécutrices. Cette crise est survenue alors que ses études universitaires prenaient fin, sa petite amie japonaise était retournée chez elle, et sa mère, avec laquelle il avait toujours vécu, l’avait laissé pour vivre ailleurs. L’évaluation neuropsychologique a constaté les déficits cognitifs que l’on rencontre habituellement après un traumatisme cérébral : usage concret du langage, capacité limitée à former des plans, etc. L’intervention psychanalytique a décelé une intense anxiété quant à la question de savoir s’il devait ou non épouser sa petite amie. Cet exposé aborde deux méthodes très différentes d’approche de la détresse psychologique de ce jeune homme. Si les deux approches permettent de dire que sa réflexion est concrète, que son usage du langage n’inclut pas la dialectique, qu’il manque d’empathie, qu’il a des difficultés à formuler des plans et à les exécuter, ce que la psychanalyse, elle, met en avant, c’est la possibilité de travailler avec l’expérience subjective singulière de ce patient, en tenant compte de la place du traumatisme neurologique dans son histoire. |
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