La névrose infantile ou le « laboratoire du Phantasieren »

Envisagée sous l’angle du génitif subjectif, la question des « fantasmes d’enfant » conduit à interroger la fonction du Phantasieren chez l’enfant – notion freudienne difficilement traduisible. Cet article fournit des repères pour ce que l’auteur propose appeler « le laboratoire du Phantasieren »...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Lenormand, Marie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Envisagée sous l’angle du génitif subjectif, la question des « fantasmes d’enfant » conduit à interroger la fonction du Phantasieren chez l’enfant – notion freudienne difficilement traduisible. Cet article fournit des repères pour ce que l’auteur propose appeler « le laboratoire du Phantasieren » par contraste avec la notion de « névrose infantile » – notamment au sens où Lacan, l’envisageant dans sa fonction structurale, rapproche celle-ci, en 1954, de la cure analytique. La perspective n’est pas tant de contester la pertinence de cette lecture que d’en élargir le propos au-delà de la névrose, en s’attachant à cette phase de recherche et de questionnement intenses qui accapare tout jeune enfant, véritable laboratoire « à ciel ouvert » où il élabore de multiples hypothèses, scénarios et théories pour rendre compte des énigmes qui l’assaillent et s’engager dans le monde comme être de verbe et de chair. Le recours à l’expression « laboratoire du Phantasieren » est proposé pour deux raisons. La substitution de ce terme à celui de névrose infantile a pour ambition de permettre d’envisager la clinique avec les enfants indépendamment de leur mode d’assujettissement à la structure. Corrélativement, une telle substitution vise à ouvrir la cure de l’enfant aux dernières élaborations théoriques de Lacan en termes de nouage et de sinthome et ce, pour une approche plus souple et plus ajustée à la singularité du sujet.