À quoi ça sert de jouer ?
À travers ses jeux, l’enfant fait parler son inconscient, dit son rapport au langage et commence à construire son fantasme. Voilà pourquoi les psychanalystes se sont très tôt intéressés aux jeux d’enfant. À les suivre, on se demandera si le jeu d’enfant n’a pas aussi la fonction de répondre au sympt...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2015
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-SC_018_0013SCSavoirs et clinique https://shs.cairn.info/revue-savoirs-et-cliniques-2015-1-page-13?lang=fr https://doi.org/10.3917/sc.018.0013 À quoi ça sert de jouer ? Kaltenbeck, Franz2015 contingencedéfenseinconscientjeurecherche du désirsuperstitionsymptômetoccontingenciesdefencegamein search of desireocdsuperstitionsymptomunconsciousfre Savoirs et clinique | 18 | 1 | 2015-03-06 | p. 13-22 | 1634-3298 SC_0183 À travers ses jeux, l’enfant fait parler son inconscient, dit son rapport au langage et commence à construire son fantasme. Voilà pourquoi les psychanalystes se sont très tôt intéressés aux jeux d’enfant. À les suivre, on se demandera si le jeu d’enfant n’a pas aussi la fonction de répondre au symptôme pour chercher le désir refoulé – désir nécessaire à la défense qui permettrait d’apprivoiser les contingences du monde. Le jeu peut avoir la vertu de prévenir contre de mauvaises rencontres ou encore de fournir un scénario pour expérimenter l’identité sexuelle opposée au sexe anatomique du sujet (quand par exemple une fille, meneuse d’une bande, « fait le garçon »). Mais force est aussi d’observer que le jeu n’aide pas toujours le sujet et peut même annoncer un symptôme invalidant, faisant place à des actes contraignants dans le cadre d’un toc ou encore à des systèmes de croyances qui évolueront vers des superstitions troublantes.Is playing of any use ?Through his games the child expresses his unconscious, tells his relation to the world and begins to elaborate his fantasy. This is the reason why psychoanalysts took an early interest in childish games. In their wake, we shall ask if the game of the child does not also perform a function in meeting the symptom to seek for the repressed desire – a desire which is necessary to build up a defence allowing him to tame the contingencies of the world. Playing can act to forestall unpleasant encounters or to provide a script to experience a sexual identity as opposed to the anatomic sex of the subject (as, for example, when a girl acts as a tom boy). Nevertheless, we must admit that playing does not systematically help the subject and can even announce a disabling symptom, leading to ocd or to systems of beliefs which evolve into disturbing superstitions.Cairn free access |
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À travers ses jeux, l’enfant fait parler son inconscient, dit son rapport au langage et commence à construire son fantasme. Voilà pourquoi les psychanalystes se sont très tôt intéressés aux jeux d’enfant. À les suivre, on se demandera si le jeu d’enfant n’a pas aussi la fonction de répondre au symptôme pour chercher le désir refoulé – désir nécessaire à la défense qui permettrait d’apprivoiser les contingences du monde. Le jeu peut avoir la vertu de prévenir contre de mauvaises rencontres ou encore de fournir un scénario pour expérimenter l’identité sexuelle opposée au sexe anatomique du sujet (quand par exemple une fille, meneuse d’une bande, « fait le garçon »). Mais force est aussi d’observer que le jeu n’aide pas toujours le sujet et peut même annoncer un symptôme invalidant, faisant place à des actes contraignants dans le cadre d’un toc ou encore à des systèmes de croyances qui évolueront vers des superstitions troublantes. |
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