La famille fracturée. Albertina Carri et le cinéma des enfants des disparus
Le régime dictatorial qui a soumis l’Argentine de 1976 à 1982 a éliminé des milliers de citoyens. L’information officielle manque toujours et beaucoup d’Argentins restent encore des « disparus ». La plupart étaient de jeunes gens, dont des parents avec de jeunes enfants. L’une des conséquences dévas...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2014
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le régime dictatorial qui a soumis l’Argentine de 1976 à 1982 a éliminé des milliers de citoyens. L’information officielle manque toujours et beaucoup d’Argentins restent encore des « disparus ». La plupart étaient de jeunes gens, dont des parents avec de jeunes enfants. L’une des conséquences dévastatrices de cette dictature a donc été le coup mortel porté à toute une génération, et la fracture de familles dont des enfants ou des parents ont disparu. Mon propos est d’observer comment certains d’entre eux effectuent toujours un long travail de deuil, notamment grâce au cinéma. Quelques-uns sont à la recherche de leur identité, d’autres essaient de comprendre les actes de leurs parents. Je me concentrerai sur l’œuvre d’Albertina Carri, dont le père et la mère ont disparu, car toute sa filmographie – notamment Los Rubios, mais aussi No quiero volver a casa, Géminis et La rabia – porte sur les thèmes de l’absence, du manque et de la famille fracturée. |
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