L'œil de Polyphème et l'écran du souvenir. Un mythe générateur d'images

Résumé Le récit qu’Ovide consacre au personnage homérique de Polyphème peut se comprendre par analogie avec le concept freudien de souvenir-écran, à savoir comme un tableau, d’un puissant effet dramatique et esthétique, qui recouvre ou cache une stratification temporelle, une confusion de plusieurs...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Blanco, Mercedes
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2010
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Résumé Le récit qu’Ovide consacre au personnage homérique de Polyphème peut se comprendre par analogie avec le concept freudien de souvenir-écran, à savoir comme un tableau, d’un puissant effet dramatique et esthétique, qui recouvre ou cache une stratification temporelle, une confusion de plusieurs drames et de plusieurs époques. Le souvenir-écran, comme le mythe littéraire de l’Antiquité tardive, conjugue différentes phases d’un développement historique dans une préhistoire enfantine ou mythique. Riche de son long passé classique, le personnage de Polyphème revient à la Renaissance, comme reviennent tant d’autres créations de l’Antiquité, certes, mais avec une fonction bien particulière. Cette fonction, qui se vérifie surtout pendant la période d’émergence du baroque, est celle d’une icône ou affiche du plaisir des yeux, ou, si l’on préfère, de la pulsion scopique. À ce titre, le Polyphème des peintres comme Carracci, ou des poètes comme Marino et Góngora, pourrait symboliser les rapports de l’art – art du peintre mais aussi art du poète – à cette pulsion.