L'écriture de l'extase, en effets

RésuméL’écriture de l’extase, comprise ici essentiellement dans sa dimension religieuse, s’incarne dans trois champs “ textuels ” privilégiés à l’époque moderne ( xvie- xviiie siècle) : l’écrit testimonial du mystique, la théorisation du théologien qui tente de distinguer, clarifier et rationaliser...

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Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Cousinié, Frédéric
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2007
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RésuméL’écriture de l’extase, comprise ici essentiellement dans sa dimension religieuse, s’incarne dans trois champs “ textuels ” privilégiés à l’époque moderne ( xvie- xviiie siècle) : l’écrit testimonial du mystique, la théorisation du théologien qui tente de distinguer, clarifier et rationaliser un vocabulaire et des catégories toujours suspectes aux yeux de l’orthodoxie chrétienne, mais aussi l’image qui tente de représenter une expérience parfois spectaculaire mais bien souvent aussi “ secrète ”, ou discrète, car avant tout intérieure. Ces différentes expressions de l’extase ne se contentent pas de témoigner, de théoriser ou de visualiser une expérience extatique déjà advenue. Par leurs propres dispositifs narratifs, stylistiques et poétiques, elles peuvent prétendre susciter, auprès du lecteur ou du spectateur, une expérience équivalente à celle dont elles témoignent. La communication porte sur l’analyse d’un tableau de Charles Le Brun, La Descente du Saint-Esprit (Musée du Louvre), dont un précieux témoignage, livré par le biographe de l’artiste, évoque l’effet, d’ordre surnaturel, qu’il occasionna sur le commanditaire de l’œuvre : Jean-Jacques Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice. L’extase (mystique) est, faut-il croire, le résultat d’un événement d’ordre surnaturel, elle serait aussi, supposons-nous, le résultat d’une construction formelle productrice de ce type “ d’effets ”.