Joseph et Moïse égyptiens : Sigmund Freud et Thomas Mann
Résumé Pour désamorcer la rivalité pour l’Élection qu’il considère comme une des racines les plus profondes de l’antisémitisme, au stade d’élaboration de la culture-analyse que représente L’homme Moïse, Freud tente de montrer que les Hébreux n’ont pas été les « inventeurs du monothéisme », puisqu’i...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2005
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Résumé
Pour désamorcer la rivalité pour l’Élection qu’il considère comme une des racines les plus profondes de l’antisémitisme, au stade d’élaboration de la culture-analyse que représente L’homme Moïse, Freud tente de montrer que les Hébreux n’ont pas été les « inventeurs du monothéisme », puisqu’il existait un autre monothéisme, celui du culte solaire du pharaon Ekhnaton à Héliopolis, mais que leur « invention » consista à établir un lien d’identité entre monothéisme, rationalisme scientifique et éthique. On a souvent souligné, et j’y reviendrai, l’influence de L’homme Moïse et la religion monothéiste sur le dernier volume de la tétralogie de Thomas Mann, Joseph et ses frères, publié en 1943 sous le titre Joseph le nourricier, et sur la nouvelle La Loi, publiée en 1944. Mais il convient aussi de souligner que Freud, au moment où il commençait à écrire L’homme Moïse, avait pu non seulement lire les trois premiers volumes de cette tétralogie, mais en discuter en tête à tête avec Thomas Mann. Nous montrons que le volume III, Joseph en Égypte, publié en 1934, a marqué l’imagination de Freud, tout en l’aidant à clarifier sa propre position d’« égyptomane ». |
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