« Vers midi, le 20 août 1995 » : l'épiphanie transsexuelle de D. McCloskey

Résumé Traditionnellement, on hésite en psychiatrie à classer le transsexualisme entre une perversion et une psychose. On sait combien l’étiquetage pathologique de ces phénomènes est délicat : non seulement les transsexuels la récusent, mais dans bien des cas, la quasi-normalité dans le com...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Castel, Pierre-Henri
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2003
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Résumé Traditionnellement, on hésite en psychiatrie à classer le transsexualisme entre une perversion et une psychose. On sait combien l’étiquetage pathologique de ces phénomènes est délicat : non seulement les transsexuels la récusent, mais dans bien des cas, la quasi-normalité dans le comportement, voire les performances remarquables de certains individus, discréditent la stigmatisation médicale. Or, qu’en est-il du point de vue de la reconstruction subjective lors de la transsexualisation ? En partant du récit autobiographique de Donald/Deirdre McCloskey, Crossing, je suggère qu’il faut prendre ensemble toutes les dimensions du cas (incluant les réflexions d’ordre théorique de cette économiste) pour saisir comment la transsexualisation est parfois, selon le mot de Lacan, une « solution élégante ».