Utiliser l’analyse harmonique pour « classer les races humaines ». Le programme de recherche de Fernand Ozil au Centre de recherches scientifiques, industrielles et maritimes de Marseille (1941-1948)

Le géologue Charles Jacob est nommé en aout 1940 à la tête du CNRS, finalement maintenu par Vichy, et même renforcé, mais avec une évolution importante de son fonctionnement. Jacob impose à tous les niveaux un fonctionnement pyramidal, autoritaire et transpose à son échelle le culte du chef. À l’éc...

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מידע ביבליוגרפי
Auteurs principaux: Mazliak, Laurent, Petitgirard, Loïc
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2023
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Le géologue Charles Jacob est nommé en aout 1940 à la tête du CNRS, finalement maintenu par Vichy, et même renforcé, mais avec une évolution importante de son fonctionnement. Jacob impose à tous les niveaux un fonctionnement pyramidal, autoritaire et transpose à son échelle le culte du chef. À l’échelle locale, on peut suivre les acteurs, les déterminants et les décisions qui ont conduit à la création du laboratoire CRSIM (Centre de recherches scientifiques, industrielles et maritimes) à Marseille en 1941, le premier laboratoire propre du CNRS en province. Issu de la réorganisation du laboratoire de la Marine de Toulon, dissous par les conventions de l’armistice, sa création est due au physicien François Canac, proche de l’amiral Darlan. Nous montrons que ce moment est une opportunité saisie par un proche de Canac, Fernand Ozil, pour développer ses recherches sur « un procédé d’indentification de profils humains », un cas d’étude qui interroge les réseaux et les formes de la collaboration au sein du CNRS sous le régime de Vichy.