Comment le scepticisme est devenu un système. La classification de Jules Vuillemin et ses transformations
Dans un texte inédit de 1979, Jules Vuillemin envoie au philosophe et logicien finnois Georg Henrik von Wright une liste des solutions à l’argument Dominateur. De cette liste, comme de tous les textes de Vuillemin antérieurs aux ouvrages classificatoires des années 1980, le scepticisme est absent...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2016
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Dans un texte inédit de 1979, Jules Vuillemin envoie au philosophe et logicien finnois Georg Henrik von Wright une liste des solutions à l’argument Dominateur. De cette liste, comme de tous les textes de Vuillemin antérieurs aux ouvrages classificatoires des années 1980, le scepticisme est absent. Comment une telle absence peut-elle ne pas passer pour un manque ? La raison est à trouver dans une conception thétique des systèmes philosophiques, qui longtemps accompagna chez Vuillemin la formulation logique des conflits métaphysiques. Ce n’est qu’en renonçant dans les années 1980 à l’outil de démonstration de thèses qu’est la logique modale du premier ordre, au profit d’une analyse des attitudes linguistiques comme langage sous-jacent à sa classification, que Vuillemin put ouvrir au scepticisme les portes de sa classification synthétique, aux côtés des systèmes assertifs ou « thétiques » que sont le réalisme, le conceptualisme, le nominalisme et l’intuitionnisme.
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