Routes et sens postcoloniaux de la transnationalisation religieuse (Relitrans)
Ce texte propose une révision critique de la distinction Nord / Suds, c’est-à-dire des postures institutionnelles et épistémologiques qui ont servi de cadre à notre recherche. Le projet Transnationalisation religieuse des Suds : entre ethnicisation et universalisation (Relitrans), qui a réuni 22 ...
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| Auteurs principaux: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2016
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Ce texte propose une révision critique de la distinction Nord / Suds,
c’est-à-dire des postures institutionnelles et épistémologiques qui
ont servi de cadre à notre recherche. Le projet Transnationalisation
religieuse des Suds : entre ethnicisation et universalisation (Relitrans),
qui a réuni 22 chercheurs de 7 nationalités différentes, s’était donné
pour objectif de mettre à l’épreuve une méthodologie qui comportait
plusieurs éléments novateurs : la réalisation d’ethnographies multisituées, où les chercheurs des « Suds » ont pu mener des terrains
au « Nord », suivant en cela une trajectoire opposée à celle de la
colonisation et de la christianisation des populations africaines et
américaines ; l’établissement d’une dynamique collaborative tentant
de rompre avec la polarisation Nord / Suds et les spécialisations
thématiques et nationales, en privilégiant les processus transversaux et
non les objets spécifiques ; enfin, l’attention portée aux conséquences
de la transnationalisation sur le décentrement de la production, de la
circulation et de la validation des pratiques religieuses. Cependant, au
cours de la recherche, nous nous sommes heurtés à des difficultés qui
nous amènent aujourd’hui à formuler les questionnements suivants :
de même que le sens colonial de l’histoire des religions continue de
produire des effets sur les « sens contraires » de la transnationalisation
religieuse contemporaine, dans quelle mesure la distinction Nord / Suds
traverse-t-elle encore les catégories conceptuelles et les postures
épistémologiques des chercheurs ? Le dialogue académique est-il
capable de dépasser ou de recomposer ces signifiés ? Comment alors
trouver un langage commun, un « polycentrisme » dans la production
des connaissances, à l’instar des acteurs que nous avons observés ?
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