De gré ou de force : le microcrédit comme dispositif néolibéral
Le secteur du microcrédit a fait face à plusieurs crises d’impayés depuis 2007. À partir d’enquêtes menées en Inde, au Maroc et en République dominicaine, cet article montre que ces crises n’ont en rien ébranlé l’un des mythes qui en sont à l’origine : la croyance en les capacités autorégulatrices...
Kaydedildi:
| Asıl Yazarlar: | , , , |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2016
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le secteur du microcrédit a fait face à plusieurs crises d’impayés depuis
2007. À partir d’enquêtes menées en Inde, au Maroc et en République
dominicaine, cet article montre que ces crises n’ont en rien ébranlé l’un
des mythes qui en sont à l’origine : la croyance en les capacités autorégulatrices par le marché. L’objectif de croissance reste prioritaire – même
si c’est à des degrés divers selon les contextes – et se traduit à la fois
par des pratiques actives de démarchage (il ne s’agit plus de répondre à
une demande, mais de la créer) et par une focalisation sur un segment
finalement très restreint de la clientèle, celle qui a déjà fait ses preuves.
Une lecture de ces crises en termes d’économie politique permet également de resituer le microcrédit dans l’évolution des politiques dites
de « développement » axées sur l’inclusion financière. En normant les
comportements des populations, le microcrédit apparaît alors comme
révélateur d’un dispositif néolibéral au sens de Michel Foucault.
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