Économie politique de la révolution tunisienne
La Révolution tunisienne a des raisons économiques et sociales. Elle s’est faite contre l’exclusion et le capitalisme de copinage. Nous montrons dès lors qu’elle se prête à une saisie en termes d’économie politique, seule à même d’expliquer la chute de l’autoritarisme. Celui-ci a pu en effet se main...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2012
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La Révolution tunisienne a des raisons économiques et sociales. Elle s’est faite contre l’exclusion et le capitalisme de copinage. Nous montrons dès lors qu’elle se prête à une saisie en termes d’économie politique, seule à même d’expliquer la chute de l’autoritarisme. Celui-ci a pu en effet se maintenir grâce aux compromis qui ont lié l’État aux classes périphériques, au travail et au capital. Cependant, la mise en place d’une insertion « par le bas » dans la mondialisation, l’incapacité à absorber les diplômés et l’enrichissement indu des « clans » ont rompu les équilibres du système, notamment un contrat social fondé sur la mobilité sociale ascendante et l’idéal méritocratique. Ces ruptures ont contribué à unir les groupes sociaux dans l’exigence du départ de Ben Ali et de sa famille. |
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