Penser le temps pour lire la vieillesse Claudine ATTIAS-DONFUT, Boris CYRULNIK, Étienne KLEIN, Robert MISRAHI Fondation Eisai, Puf, Paris, 2006,204 p.

Les seniors, définis ici comme étant les personnes qui ont au moins 60 ans, sont plus fréquemment membres d’associations que leurs cadets. Cette situation trouve une partie de son explication dans l’incitation à l’adhésion que constitue le départ en retraite. Cet engouement bénéficie essentiellem...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Lautrette, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2007
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Les seniors, définis ici comme étant les personnes qui ont au moins 60 ans, sont plus fréquemment membres d’associations que leurs cadets. Cette situation trouve une partie de son explication dans l’incitation à l’adhésion que constitue le départ en retraite. Cet engouement bénéficie essentiellement aux associations qui sont spécifiquement tournées vers les personnes âgées. Dans la majorité des cas, cette participation prend la forme d’une consommation de services et d’une pratique d’activités récréatives. Elle se traduit moins souvent par une implication dans le fonctionnement des associations et a fortiori par l’exercice de responsabilités. Les seniors restent néanmoins des pourvoyeurs importants de ressources humaines bénévoles notamment dans le domaine de l’action sociale et caritative. C’est particulièrement le cas des sexagénaires qui, lorsqu’ils rendent des services non rémunérés dans le cadre de leurs associations, consacrent en moyenne à ces activités plus de temps que leurs homologues moins âgés. Qu’ils se contentent, en tant qu’adhérents, d’être usagers des prestations offertes par les organisations dont ils sont membres ou qu’ils soient au contraire plus engagés comme bénévoles, le comportement associatif des seniors paraît tout particulièrement stimulé par la recherche de rencontres avec autrui et la volonté de nouer des amitiés. L’importance de ces motivations relationnelles souligne le rôle de réseau de sociabilité qu’assure le tissu associatif pour cette partie de la population.