Santé et vieillissement : de la diversité des situations et processus individuels et de leurs contextes
À partir d’une enquête de terrain menée en région Rhône-Alpes auprès de résidants vieillissant en foyers pour travailleurs migrants, cet article s’interroge sur la variabilité des trajectoires de vieillissement en fonction de la catégorie sociale. Dans cette perspective, il tente d’analyser les c...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2006
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | À partir d’une enquête de terrain menée en région Rhône-Alpes auprès de résidants
vieillissant en foyers pour travailleurs migrants, cet article s’interroge sur la
variabilité des trajectoires de vieillissement en fonction de la catégorie sociale. Dans
cette perspective, il tente d’analyser les caractéristiques socio-économiques d’un
groupe particulier en examinant notamment les modalités de son vieillissement
dans des institutions spécifiques. Si, comme l’ont noté les chercheurs, leur présence
au sein d’une structure destinée à des travailleurs apparaît paradoxale, ce constat
ne permet pas de comprendre comment ces immigrés, «isolés» et fortement
précarisés, parviennent à donner du sens à leur existence et à leur trajectoire, passé
l’âge de la retraite.
À ce titre, deux résultats majeurs de l’enquête éclairent d’un jour nouveau cette
réalité sociale. D’une part, la recherche révèle qu’une grande partie des habitants
des sites d’enquête est «enracinée» dans les foyers dans lesquels ils résident,
soulignant par là les effets à long terme de la socialisation à ce type d’habitat.
D’autre part, elle tend à montrer qu’une majorité de résidants vieillissants connaît
ce que l’on a proposé de nommer un processus de «double désaffiliation», qui les
tient durablement éloignés à la fois de la société d’origine et de la société d’accueil.
Il résulte de ces deux mécanismes une forme particulière de «désengagement»,
dont le corollaire est le repli sur les modes de vie et de sociabilité inhérents au foyer.
L’attitude des résidants face au «retour définitif» se trouve alors fortement altérée.
Dans ces conditions, le foyer – nonobstant son inadaptation intrinsèque à la réalité
de la dépendance croissante de ses habitants – représente un espace approprié
pour la réalisation de pratiques et de relations sociales particulières. On montre que
ces dernières sont organisées autour d’une logique ascétique, sorte de principe
unificateur ultime. |
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