Les immigrés isolés : la spécificité des résidants en foyer

Vivre seul est une donnée fondamentale dans la trajectoire des hommes immigrés en France. Dans un premier temps, l’article s’attache à comparer la situation des hommes immigrés isolés vivant dans les différentes composantes du parc de logements (foyers de travailleurs migrants, parc diffus et parc c...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
1. autor: Gallou, Rémi
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2005
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Vivre seul est une donnée fondamentale dans la trajectoire des hommes immigrés en France. Dans un premier temps, l’article s’attache à comparer la situation des hommes immigrés isolés vivant dans les différentes composantes du parc de logements (foyers de travailleurs migrants, parc diffus et parc classique de logements). La spécificité des résidants des foyers se dégage résolument, tant en ce qui concerne leurs caractéristiques sociales et familiales que migratoires et résidentielles. La population des résidants des foyers s’est constituée rapidement, au cours des années soixante et soixante-dix. Plus âgés que les autres au moment de la migration, ils étaient souvent déjà mariés et pères en arrivant en France. On retrouve par conséquent aujourd’hui, dans leurs actes et leurs discours, une véritable dualité : la conservation de contacts très étroits avec le pays d’origine et un attachement profond à la France. Ils sont tout à la fois «d’ici et de là-bas». Dans un second temps, l’étude de quelques indicateurs statistiques permet de prendre la mesure du vieillissement et de la précarisation accrue des occupants des foyers sur la période 1990-1999. Ce constat renforce l’idée que se joue, avec la transformation des foyers en résidences sociales, un tournant pour le secteur. Les attentes sont doubles : en premier lieu, l’accompagnement du passage à la retraite, du vieillissement et l’accès aux droits et aux soins des résidants ; en second lieu, la gestion des nouveaux modes de cohabitation des occupants avec la diversification attendue du profil des résidants.