Avant-propos

Dans cet article, l’auteur reprend les principaux axes des quatre contributions précédentes. Il conclut qu’actuellement, tout oppose la situation française et la réalité nord-américaine et que celle-ci ne saurait être transférable à la France. Toutefois, la comparaison entre les deux constitue un...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Brocas, Anne-Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans cet article, l’auteur reprend les principaux axes des quatre contributions précédentes. Il conclut qu’actuellement, tout oppose la situation française et la réalité nord-américaine et que celle-ci ne saurait être transférable à la France. Toutefois, la comparaison entre les deux constitue une invitation à s’interroger, presque un an après l’adoption de la loi Fillon, sur les évolutions possibles des retraites, de l’emploi et sur leur articulation. En ces domaines, les incertitudes sont nombreuses et tiennent aux comportements futurs des entreprises et des salariés, la réforme de 2003 faisant le pari d’un retour au plein emploi en 2010 et d’une augmentation, dès maintenant, des taux d’emploi en fin de carrière. La France se situe aujourd’hui à la croisée des chemins, au début d’un processus de long terme qui est susceptible de configurations différentes. Des marges de manœuvre existent par les décrets d’application, le caractère évolutif de la loi et surtout par sa dépendance à l’égard de l’emploi qui, sous certaines conditions, pourrait s’améliorer. Un modèle plus libéral ou plus social peut donc se mettre en place. L’enjeu est de savoir si l’avenir sera fait d’emplois précaires et de retraites au rabais, ou d’emplois sécurisés et de pensions satisfaisantes, et quelle sera la répartition de ces situations entre les différents groupes sociaux. Quoi qu’il en soit, il n’y aura pas de retour à la situation antérieure et la deuxième partie de l’existence ne ressemblera pas à celle des trente glorieuses.