Les « nouveaux parcours » de fin de carrière
Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, le taux d’emploi des hommes âgés de 55 à 64 ans a commencé à augmenter au Québec après plusieurs années de baisse soutenue, comme c’est le cas au Canada et dans d’autres pays. Or, cette reprise est survenue dans le contexte d’une transformation des pa...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2004
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, le taux d’emploi des hommes âgés de
55 à 64 ans a commencé à augmenter au Québec après plusieurs années de baisse
soutenue, comme c’est le cas au Canada et dans d’autres pays. Or, cette reprise est
survenue dans le contexte d’une transformation des parcours de fin de carrière,
amorcée antérieurement aux années quatre-vingt-dix, mais depuis cette décennie
en voie de croissance plus marquée. De «nouveaux parcours» se distinguent des
«anciens» en ce qu’ils impliquent un retour en emploi «post-carrière», et une
combinaison entre des revenus d’emploi et de retraite.
Cette étude cherche à déterminer dans quelle mesure la récente reprise du taux
d’emploi est passée par des travailleurs qui expérimentaient ces «nouveaux
parcours». Cette interrogation s’inscrit dans le cadre d’une contradiction entre des
mécanismes institutionnels, qui persistent à favoriser la sortie du marché, et une
demande qui encourage désormais la poursuite de l’activité professionnelle. Cette
contradiction pourrait expliquer que la reprise de l’activité est à rechercher du côté
des personnes retournées en emploi après l’avoir prématurément quitté tout en
accédant à des prestations de retraite. Il en ressort effectivement que cette reprise
est passée principalement par des travailleurs dont les emplois étaient plus récents,
ce qui constitue une évidence de progression de l’emploi «post-carrière». Qui plus
est, elle est passée exclusivement par des travailleurs qui combinaient des revenus
d’emploi à des revenus de retraite. Par ailleurs, ces travailleurs étaient surtout, voire
essentiellement, salariés à plein temps, ce qui s’explique sans doute par
l’amélioration de la conjoncture économique. |
|---|