Penser les masculinités dans une perspective globale : hégémonie, contestation et structures de pouvoir en évolution

Cet article part du constat que le rapport entre l’hégémonie et la masculinité doit être réévalué à la lumière de la critique postcoloniale. Une approche historique de la notion d’hégémonie est nécessaire. La violence de la colonisation implique un double mouvement, bousculant l’ordre des genres et...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Connel, Raewyn
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article part du constat que le rapport entre l’hégémonie et la masculinité doit être réévalué à la lumière de la critique postcoloniale. Une approche historique de la notion d’hégémonie est nécessaire. La violence de la colonisation implique un double mouvement, bousculant l’ordre des genres et engendrant des projets hégémoniques inédits. On retrouve cette dynamique sous des formes diverses à travers l’histoire de la décolonisation, durant la période postcoloniale et à l’ère de la globalisation néolibérale. C’est ainsi que nous pouvons retracer des configurations particulières de la masculinité dans le dispositif contemporain de la métropole (ou « l’appareil-métropole »), tout comme nous pouvons dévoiler les rapports de ces configurations au pouvoir local. On assiste également à l’émergence d’un ordre du genre dans l’espace transnational, un espace au sein duquel les conditions minimales de l’hégémonie peuvent être définies. On voit se multiplier depuis quelques années des projets contre-hégémoniques masculins, quoique ceux-ci restent de portée limitée. Le concept clé est celui de l’hégémonie en construction et jamais achevé.