Transcendance divine et paradoxe de la foi chrétienne

RésuméDans sa polémique contre Marcion, Tertullien définit à maintes reprises Dieu comme « la grandeur suprême ». Pour Tertullien, cette définition qui exprime la transcendance divine est celle que reconnaît « la conscience universelle », celle sur laquelle tous s’accordent. Le débat entre Tertullie...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
1. autor: Bochet, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 2008
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:RésuméDans sa polémique contre Marcion, Tertullien définit à maintes reprises Dieu comme « la grandeur suprême ». Pour Tertullien, cette définition qui exprime la transcendance divine est celle que reconnaît « la conscience universelle », celle sur laquelle tous s’accordent. Le débat entre Tertullien et Marcion porte donc sur ce qui convient ou non à « la grandeur suprême » qu’est Dieu. Doit-on la penser, à la manière de Marcion, comme une transcendance telle qu’on ne peut la connaître et qui exclut par principe tout contact réel avec le monde, a fortiori avec la chair ? Doit-on au contraire affirmer, avec Tertullien, que « c’est lorsque Dieu est tout petit au regard de l’homme qu’il est, au plus haut degré, grand. » Dans sa polémique contre Marcion, Tertullien fait appel à la raison : il dénonce l’irrationalité du Dieu de Marcion. Pourtant, pour justifier l’incarnation, il n’hésite pas à utiliser à plusieurs reprises le paradoxe Pour dépasser ce qui paraît de prime abord contradictoire, il faudra s’interroger sur le statut du paradoxe, sur son rapport à la raison, mais aussi à la foi.