Bulletin d'ecclésiologie et d'histoire de l'Église
RésuméPour Suarès, Baudelaire est le premier poète qui se soit pris lui-même pour objet : novateur dans l’intériorité, il est inévitablement pessimiste. Mettant en lumière son histoire de malheur et sa culpabilité, il voit en lui, entre autres choses, le théologien, en particulier en ce qu’il affirm...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2006
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméPour Suarès, Baudelaire est le premier poète qui se soit pris lui-même pour objet : novateur dans l’intériorité, il est inévitablement pessimiste. Mettant en lumière son histoire de malheur et sa culpabilité, il voit en lui, entre autres choses, le théologien, en particulier en ce qu’il affirme : « Ce qui est naturel est infâme ». La nature étant corrompue, l’art est purification. Si Baudelaire est religieux c’est, certes, d’étrange façon. Cependant, il y a chez lui la présence d’une idée religieuse de la « rédemption », à quoi le poète aspire de toutes ses forces. « Les fleurs ne sont pas toutes du mal, comme on l’imagine. Le péché y insinue sa vertu singulière, qui inspire tant de remords au pécheur, et qui le dirige ensuite vers la rédemption. » A partir de Suarès, grâce aussi à la réflexion de Benjamin Fondane et à celle d’Yves Bonnefoy, J.-P. Jossua tente dans ces pages de saisir ce que fut la religion de Baudelaire. |
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