Un monde sépare tout cela d'héraclite

Résumé« Un monde sépare tout cela d’Héraclite » affirme Heidegger pour dire combien le Logos de la Croix est éloigné du logos grec. Affirmant cela, Heidegger s’oppose à une conception de l’histoire qui fonderait la « classicité » de la philosophie grecque à partir de la Vérité révélée dans le Christ...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Meessen, Yves
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2005
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Résumé« Un monde sépare tout cela d’Héraclite » affirme Heidegger pour dire combien le Logos de la Croix est éloigné du logos grec. Affirmant cela, Heidegger s’oppose à une conception de l’histoire qui fonderait la « classicité » de la philosophie grecque à partir de la Vérité révélée dans le Christianisme. Selon cette conception, le logos d’Héraclite serait précurseur du Logos de Jean, et l’être de Parménide, une notion nécessaire qui ne serait devenue réalité que dans le Christianisme. Ainsi, toute la philosophie grecque trouverait son accomplissement dans la Révélation. La science phénoménologique nous propose d’opter aujourd’hui pour une autre voie. Pour l’examen et l’enjeu de ces implications premières, Y. Meessen examine tour à tour le logos héraclitéen et le « se posséder », dont se distingue radicalement le Logos johannique et son « se dessaisir ». Est-ce à dire que la philosophie grecque se trouve définitivement congédiée? Sûrement pas : dans la mesure où allant au bout de sa propre logique dont le point de départ est d’affirmer l’identité de l’être et du penser, elle dit aussi le désir d’aboutir à la coïncidence des deux termes. Dans la Révélation, l’être et la pensée sont effectivement appelés à coïncider, mais d’une manière qui déroute la logique grecque.