Parole et sacrement
RésuméLe sacramentalisme qu’on s’accorde, depuis longtemps déjà, à reconnaître comme excessif à la fin du Moyen Âge devait conduire Luther puis les autres Réformateurs à dénoncer la « captivité babylonienne » de l’Église, notamment sous l’espèce d’une sorte d’emprisonnement de la « Parole de Dieu »...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2003
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméLe sacramentalisme qu’on s’accorde, depuis longtemps déjà, à reconnaître comme excessif à la fin du Moyen Âge devait conduire Luther puis les autres Réformateurs à dénoncer la « captivité babylonienne » de l’Église, notamment sous l’espèce d’une sorte d’emprisonnement de la « Parole de Dieu » dans l’institution sacramentelle, emprisonnement qui fut analogiquement dénoncé, à l’époque moderne, dans l’institution magistérielle de l’Église. Cette opposition entre Parole et Sacrement a en outre connu au XXe siècle une sorte de redoublement avec la dichotomie entre la « foi » et la « religion », dichotomie qui a d’ailleurs traversé aussi bien le camp « catholique » que le camp « protestant », la foi étant mise du côté de la Parole, censée être nécessairement plus « pure » que les sacrements, lesquels relèveraient plutôt de la « religion » avec toutes les ambiguïtés que prend alors le terme devenu proche de « magie ». La donne ayant aujourd’hui considérablement changé, il semble clair que l’on peut, dans la fidélité à la régulation dogmatique de la foi catholique, penser théologiquement les sacrements dans le sillage direct de la Parole. |
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