« Lorsque Moïse eut achevé d'écrire » (Dt 31,24)

RésuméIl eût été étonnant que la Bible hébraïque, qui est de part en part un phénomène d’écriture, n’ait pas thématisé le phénomène de l’écriture, ne l’ait pas mis en scène. Dans le Pentateuque, le personnage de Moïse constitue ce moment thématique, et l’histoire de Moïse donne lieu à cette mise en...

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Podrobná bibliografie
Hlavní autor: Sonnet, Jean-Pierre
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2002
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:RésuméIl eût été étonnant que la Bible hébraïque, qui est de part en part un phénomène d’écriture, n’ait pas thématisé le phénomène de l’écriture, ne l’ait pas mis en scène. Dans le Pentateuque, le personnage de Moïse constitue ce moment thématique, et l’histoire de Moïse donne lieu à cette mise en scène : le personnage de Moïse se confond avec l’émergence de la communication écrite, et son histoire avec l’invention du livre. Les patriarches, dans le récit de la Genèse, sont des hommes de l’oralité, des hommes de la parole échangée — aucun d’entre eux n’est décrit dans l’acte d’écrire ou de lire. Lorsque Moïse apparaît dans le livre de l’Exode, la communication écrite fait, elle aussi, son entrée sur la scène du récit, et ce thème se prolonge jusqu’au récit de la mort du prophète. Ainsi, la Bible hébraïque développe autour de la figure de Moïse une théorie narrative de la communication écrite ; mettant en scène la naissance du livre, elle manifeste les enjeux du livre même que le lecteur tient en mains. C’est donc l’histoire de Moïse, en son articulation narrative qui articulerait la théorie biblique de ce que c’est qu’écrire et lire, et de ce qui en est du livre.