Siger de Brabant et la notion d'operans intrinsecum : un coup de maître ?
L’article porte sur la notion d’ operans intrinsecum que Siger de Brabant, en riposte à Thomas d’Aquin, place au centre de son De anima intellectiva pour repenser le rapport de l’intellect au corps. Prenant comme modèle l’automotricité céleste, on montre deux choses : premièrement, que Siger trouve...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’article porte sur la notion d’ operans intrinsecum que Siger de Brabant, en riposte à Thomas d’Aquin, place au centre de son De anima intellectiva pour repenser le rapport de l’intellect au corps. Prenant comme modèle l’automotricité céleste, on montre deux choses : premièrement, que Siger trouve dans l’Aquinate les éléments de sa propre solution (sans qu’il s’agisse d’un pur et simple transfert d’une position thomasienne) ; deuxièmement, qu’il le fait avec pertinence en retrouvant dans Thomas d’Aquin l’une des sources muette, mais décisive, de sa cosmologie : Averroès. Loin d’être l’échappatoire misérable qu’on dénonçait jadis, ni même un premier pas vers la noétique de Thomas, l’« opérant intrinsèque » est le concept subtil et sensé d’un maître venu enrichir de physique averroïste son exégèse contestée du De anima. |
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