Signum et vestigium dans la pensée de saint Augustin
Résumé Cet article se propose de préciser les modalités du rapport qui lie, chez Augustin, la trace à ce qu’elle révèle, ainsi que les conséquences qu’une telle conceptualité originale implique pour une pensée de l’ego. La trace ( vestigium), si elle est bien une des espèces du genre « signe » (...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2011
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Résumé
Cet article se propose de préciser les modalités du rapport qui lie, chez Augustin, la trace à ce qu’elle révèle, ainsi que les conséquences qu’une telle conceptualité originale implique pour une pensée de l’ego. La trace ( vestigium), si elle est bien une des espèces du genre « signe » ( signum) dans la mesure où sa matérialité fait naître autre chose en l’esprit de celui qui la considère, a néanmoins sa spécificité : en elle insiste et transparaît ce qu’elle exprime. Le signe veut être déchiffré ; la trace, elle, exige d’être identifiée et surtout suivie. La teneur ontologique du sensible se présente, dans la pensée de l’évêque d’Hippone, comme dépendant directement de sa portée herméneutique et de sa vocation eschatologique. Le concept augustinien de vestigium, apparaît, au terme du parcours, comme transversal au sensible et à l’âme elle-même, et ainsi comme condition de leur union. Avec le vestigium, Augustin prononce ainsi, bien des siècles avant la phénoménologie, l’impossibilité principielle d’un moi sans monde.
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