La théologie symbolique face à la théologie comme science

RésuméLa théologie symbolique recouvre l’ensemble des images métaphoriques par lesquelles on peut désigner Dieu, d’abord dans l’Écriture sainte, puis dans un discours théologique. Dans le néoplatonisme, ces symboles sont avant tout des empreintes du divin qui permettent, par contact, de s’unir au di...

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書誌詳細
第一著者: Boulnois, Olivier
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2011
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要約:RésuméLa théologie symbolique recouvre l’ensemble des images métaphoriques par lesquelles on peut désigner Dieu, d’abord dans l’Écriture sainte, puis dans un discours théologique. Dans le néoplatonisme, ces symboles sont avant tout des empreintes du divin qui permettent, par contact, de s’unir au divin dans un acte de théurgie. Denys insiste sur leur caractère de dissemblance, qui nous renvoie vers le divin par contact, et non par une relation représentative. Au Moyen Âge, Jean Scot Érigène intègre l’ordre symbolique au discours, sous le nom de théologie négative, mais il insiste déjà sur la nécessité de déchiffrer rationnellement les symboles en vue d’une intelligence du divin. Le traducteur de Denys, Jean Sarrazin, plaçait la théologie symbolique à la charnière entre théologie affirmative (des noms divins) et théologie mystique. Dès la Summa fratris Alexandri, la théologie symbolique n’est plus que le premier degré, inférieur à la théologie des noms divins et à l’union mystique. Albert le Grand et Thomas d’Aquin maintiennent le caractère médiateur de la théologie symbolique entre l’affirmation et la mystique, tandis que Bonaventure suit Alexandre de Halès, mais tous maintiennent un « arraisonnement » de la théologie symbolique : la métaphore et le symbole impropres doivent pouvoir se ramener au concept propre. La théologie comme science l’a emporté.