Recension des revues
RésuméAprès avoir été définis, dans leur acception revisitée par les neurosciences, les dilemmes moraux « personnels » ont été comparés aux dilemmes moraux impersonnels. Les dilemmes moraux dits personnels sont ceux qui peuvent aboutir à un préjudice sévère à l’égard d’un être humain et dont le suje...
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| Auteurs principaux: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméAprès avoir été définis, dans leur acception revisitée par les neurosciences, les dilemmes moraux « personnels » ont été comparés aux dilemmes moraux impersonnels. Les dilemmes moraux dits personnels sont ceux qui peuvent aboutir à un préjudice sévère à l’égard d’un être humain et dont le sujet se ressent en outre clairement comme l’agent direct. Ils ont fait l’objet d’études scientifiques qui valident l’option préférentielle faite par les populations étudiées, pour un choix déontologique, puissamment mobilisé par l’émotion par rapport à un choix utilitariste, essentiellement sous-tendu par des stratégies cognitives. Les dilemmes moraux impersonnels conduisent plus volontiers à un choix utilitariste, impliquant essentiellement des stratégies cognitives. En prenant appui sur le comportement et les paroles de Pilate lors du procès de Jésus, tels qu’ils sont rapportés dans les quatre évangiles canoniques, peut-on considérer que Pilate a été immergé dans un dilemme moral et plus précisément dans un dilemme personnel ou impersonnel ? La neuropsychologie tente d’approfondir les liens entre les comportements et le fonctionnement du cerveau humain. Même si le courant dit neurophilosophique tente de diriger la neuropsychologie vers le matérialisme, cette discipline scientifique n’est prisonnière d’aucun choix métaphysique. Que le comportement humain puisse s’accompagner de modifications de l’activité cérébrale ne saurait scientifiquement faire confondre le cerveau humain et la personne humaine. C’est pourquoi la neuropsychologie doit tenter d’apporter sa contribution à l’interprétation des Écritures. |
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