« Rien de personnel »

RésuméLa tradition théologique oppose la notion d’ acceptio personarum à celle de mérite : il y a préférence personnelle quand, dans la concession d’un bénéfice, le bénéficiaire est privilégié, non en raison de ses mérites pour ainsi dire objectifs, mais de la disposition subjective du bienfaiteur....

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Porro, Pasquale
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2010
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésuméLa tradition théologique oppose la notion d’ acceptio personarum à celle de mérite : il y a préférence personnelle quand, dans la concession d’un bénéfice, le bénéficiaire est privilégié, non en raison de ses mérites pour ainsi dire objectifs, mais de la disposition subjective du bienfaiteur. Le présent article considère la manière par laquelle la notion apparaît dans les discussions sur le rapport entre grâce et mérite dans la pensée scolastique, à partir des exemples privilégiés de Thomas d’Aquin et d’Henri de Gand. Pour exempter Dieu de l’accusation d’ acceptio personarum, tout en maintenant le postulat de la gratuité absolue de la grâce, Thomas d’Aquin et Henri de Gand choisisse d’emprunter des voies différentes : Thomas – en cela plus fidèle à la position de l’Augustin de la maturité – soutient que Dieu peut effectivement traiter les hommes inégalement, dans la distribution de la grâce, sans pour cela enfreindre la justice distributive, puisque la grâce, n’étant pas due, n’a rien à faire avec la justice distributive ; Henri préfère en revanche faire l’hypothèse que, même s’il n’y a pas de mérite propre qui puisse rendre digne de la grâce et la faire entrer dans la sphère de la justice distributive, il y a au moins, du côté des hommes, une “congruence” que Dieu ne peut écarter : Dieu n’agit pas arbitrairement, il prend en considération (sans toutefois y être obligé) les conditions déterminées des personnes (leur congruence), et non les personnes en tant que telles.