De l'autre côté de la rue
RésuméDepuis la boutique des Cahiers, de l’autre côté de la rue, Péguy a apostrophé cette Sorbonne qui nous égare et nous prive d’entendre la petite fille Espérance. Jusqu’en 1902, avant qu’il n’en vienne à buter sur « les contrariétés de l’histoire » que la décomposition du dreyfusisme lui a révél...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2008
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméDepuis la boutique des Cahiers, de l’autre côté de la rue, Péguy a apostrophé cette Sorbonne qui nous égare et nous prive d’entendre la petite fille Espérance. Jusqu’en 1902, avant qu’il n’en vienne à buter sur « les contrariétés de l’histoire » que la décomposition du dreyfusisme lui a révélées, le bon élève du temps des « hussards noirs » devait trop à l’École et à l’Université pour songer à en médire. Après 1902, par contre, il harcèle ceux d’en face qui se distribuent les dividendes moraux et politiques de l’Affaire, se constituant en un « parti intellectuel » et « moderne » qui, devenu gouvernemental, les met en situation de gouverner les esprits depuis l’Université et de fonder une tyrannie savante. Leur modernité, dit-il, ne signale plus de l’« être avec le temps ». Dès lors, utilisant librement la durée bergsonienne pour ébranler la conception positiviste de l’histoire, et dans la filiation conjointe de saint Augustin et de Pascal, Péguy, l’anti-moderne, va passer de la Clio païenne à l’Ève chrétienne, rêvant qu’un jour, « l’arbre de la science » et « l’arbre de la croix » se correspondent. |
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