Notices bibliographiques
RésuméLe propos de cet article est de relativiser l’interprétation classique selon laquelle Anselme de Canterbury aurait utilisé les ressources de la dialectique dans le but de renforcer la puissance de vérité du langage, et forgé les règles d’un langage pur, ou technique (D. P. Henry). Deux raisons...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLe propos de cet article est de relativiser l’interprétation classique selon laquelle Anselme de Canterbury aurait utilisé les ressources de la dialectique dans le but de renforcer la puissance de vérité du langage, et forgé les règles d’un langage pur, ou technique (D. P. Henry). Deux raisons à cela : d’une part, l’ambiguïté de son adhésion à la dialectique, dans le sens où la confiance qu’il lui accorde a priori ne l’empêche pas de douter du caractère universel de sa validité et de sa compétence. D’autre part, le fait qu’il ait pris conscience et tiré parti de la capacité du langage usuel ( usus loquendi) à exprimer la vérité, parallèlement au langage technique et strictement réglé. Anselme réduit ainsi la dialectique au statut d’une discipline du discours parmi d’autres. Pour appuyer cette thèse, cet article examine d’abord la place du terme même de dialectique dans l’œuvre d’Anselme; ensuite, la manière dont il se sert des catégories d’Aristote, et son élaboration du concept de significatio per se, comme critère non exclusif du recte dicere. Enfin, son usage conjoint de la significatio per aliud, ou signification approximative. L’article débouche sur une tentative de définition d’une dialectique proprement anselmienne. |
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