Généalogie du sublime

RésuméLe ???? ????? du Pseudo-Longin apparaît généralement comme l’origine historique du concept esthétique du sublime ( ????). Pourtant le concept d’ ???? est déjà présent, à travers ses dérivés, dans le texte platonicien. Il désigne proprement la transcendance ontologique. À travers sa théorie de...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Séguy-Duclot, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméLe ???? ????? du Pseudo-Longin apparaît généralement comme l’origine historique du concept esthétique du sublime ( ????). Pourtant le concept d’ ???? est déjà présent, à travers ses dérivés, dans le texte platonicien. Il désigne proprement la transcendance ontologique. À travers sa théorie de l’inspiration, contre la technique et la rhétorique, Platon défend ainsi une conception en quelque sorte transcendante de la création artistique, qui engage nécessairement le rapport au divin. Or le Pseudo-Longin entend construire, pour défendre Platon contre ses détracteurs, une rhétorique de l’ ????, qui joint à la fois inspiration et technique. Son projet, loin d’être originaire, apparaît ainsi comme une tentative de synthèse entre le platonisme et l’aristotélisme qui défend, contre Platon, une théorie simplement immanente de la création, appuyée sur la technique et la rhétorique. Après une présentation rapide de l’opposition entre Platon et Aristote, que l’on peut comprendre sous la forme d’une antinomie de la création, l’auteur étudie la validité de la tentative de synthèse proposée par le Pseudo-Longin. Il montre qu’elle bute sur une double difficulté. D’une part, la synthèse ne peut être pensée que sur un mode apparent et non réel. Et d’autre part, la théorie du Pseudo-Longin ne permet pas de rendre compte du sublime tragique, alors qu’elle le tient pour le lieu propre du sublime. Cet échec ne remet toutefois nullement en cause la nécessité de lever l’antinomie de la création, question fondamentale de toute philosophie de l’art.