La métaphysique de Lavelle : une esthétique théologique
RésuméLa métaphysique de Lavelle peut être présentée comme une esthétique théologique, c’est-à-dire une philosophie qui fait de la beauté, dans l’expérience même de l’art, un transcendantal qui peut se dire de Dieu lui-même, tout en évitant les pièges de la complaisance sensible et de l’immanence mo...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLa métaphysique de Lavelle peut être présentée comme une esthétique théologique, c’est-à-dire une philosophie qui fait de la beauté, dans l’expérience même de l’art, un transcendantal qui peut se dire de Dieu lui-même, tout en évitant les pièges de la complaisance sensible et de l’immanence mondaine pour tourner le regard de l’homme vers le Dieu qui se révèle ou se donne dans l’expérience du beau. La médiation esthétique, qui réalise une véritable critique de la représentation et permet de relever la dignité de l’apparence, aboutit à une métaphysique d’artiste qui reconnaît la densité du corps vivant et s’achève dans le goût des choses terrestres qu’elle entend transfigurer et non pas abolir. Les rapports subtils que l’art et la religion entretiennent dans la vie spirituelle montrent comment la métaphysique d’artiste s’accomplit chez Lavelle en une métaphysique de la charité. Il y a ainsi, dans l’être et dans la conscience, une double médiation, celle (artistique) du beau et celle (religieuse) de l’amour. La beauté est la figure de l’être, qui sauve l’apparence et la confirme, mais qui doit être sauvée à son tour ou plutôt est déjà sauvée en baignant dans la lumière de l’amour. La philosophie de Lavelle est bien une métaphysique de l’acte d’être et une philosophie de l’esprit, mais elle se réalise comme une métaphysique d’artiste émerveillé par le sens religieux de la création et constitue, à son tour, un véritable acte de reconnaissance pour ce don gratuit de l’être, qui suscite la louange de l’artiste, la tendresse du saint et l’émerveillement du philosophe. |
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