Bulletin d'islamologie et d'études arabes

Malgré l’évidente réticence du parti anticlérical à adopter une nouvelle religion avec un dogme et des sacrements, la promotion philosophico-politique du lien social sous la Troisième République a conduit à revisiter en théorie, sinon en pratique, quelques thèmes majeurs du positivisme religieux. L...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Gilliot, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Malgré l’évidente réticence du parti anticlérical à adopter une nouvelle religion avec un dogme et des sacrements, la promotion philosophico-politique du lien social sous la Troisième République a conduit à revisiter en théorie, sinon en pratique, quelques thèmes majeurs du positivisme religieux. Le parcours ici proposé va de la politique (Ferry, Léon Bourgeois, Jaurès, la libre-pensée) à la philosophie morale et sociale (Jean-Marie Guyau, Alfred Fouillée, Gustave Belot, Émile Boutroux) et de celle-ci à la sociologie (Durkheim) et à l’analyse de la pensée (Alain). L’usage ambigu, sélectif, des textes et des idées de Comte, mélange d’hommage et d’aversion, reflète la liberté d’interprétation qui parvient à féconder une philosophie au-delà de son cadre d’origine. L’enquête privilégie cet axe de recherche et met au jour les transactions par lesquelles s’est monnayé un héritage que l’on aurait tort de croire aujourd’hui disparu.