De la chrétienté à la modernité ?

RésuméAprès une présentation de Radical orthodoxy – un nouveau mouvement théologique dont l’impact est souvent comparé à celui de la « nouvelle théologie », l’article en expose la relecture de Duns Scot et d’Ockham : le tournant scotiste et ockhamien aurait été à l’origine non seulement de la théol...

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מחבר ראשי: Pabst, Adrian
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2002
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RSPT_864_0561RSPTRevue des sciences philosophiques et théologiques https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-philosophiques-et-theologiques-2002-4-page-561?lang=fr https://doi.org/10.3917/rspt.864.0561 De la chrétienté à la modernité ? Pabst, Adrian2002 fre Revue des sciences philosophiques et théologiques | 86 | 4 | 2002-12-01 | p. 561-599 | 0035-2209 RSPT_86471 RésuméAprès une présentation de Radical orthodoxy – un nouveau mouvement théologique dont l’impact est souvent comparé à celui de la « nouvelle théologie », l’article en expose la relecture de Duns Scot et d’Ockham : le tournant scotiste et ockhamien aurait été à l’origine non seulement de la théologie et de la philosophie moderne, mais aussi du passage de l’ordre liturgique et participatoire de la chrétienté à l’ordre spatial, formel et juridicisé de la modernité. L’apport de cette relecture est doctrinal et méthodique – Scot et Ockham, ont opéré une rupture avec la tradition de la « théologie et la métaphysique de la participation » de Platon à S. Augustin, S. Anselme et en son articulation suprême chez S. Thomas, et la théologie est indispensable à la compréhension de la nature de la modernité et du passage historique à celle-ci. L’article développe une double critique de ces thèses. D’une part, relire l’histoire de la pensée à travers le seul prisme de l’onto-théologie heideggerienne ne peut pas expliquer pourquoi et quand la tradition de la participation s’est effondrée. D’autre part, la conception « radical-orthodoxe » de la notion de tradition est insuffisante, en raison de son incapacité à intégrer la médiation linguistique et phénoménale.After outlining the theological project of Radical Orthodoxy – a new movement whose impact has often been compared to that of the nouvelle théologie, this article exposes its re-reading of John Duns Scotus and William of Ockham : the Scotist and Ockhamist turn is at the origin not only of modern theology and philosophy, but also of the passage from the liturgical and participatory order if Christendom to the spatial, formal and legalised order of modernity. The contribution of this re-reading is both substantive and methodological – Scotus and Ockham operated a break with the tradition of the “theology and metaphysics of participation” from Plato to Augustine, Anselm and its supreme articulation in Thomas Aquinas, and theology is indispensable to comprehending the nature of and the historical passage to modernity. The article offers a critique of this account, arguing, first, that an onto-theological reading of the history cannot explain why the tradition of participation collapsed when it did, and, second, that Radical Orthodoxy’s conception of tradition is insufficient, not least because it fails to tie together linguistic and phenomenal mediation. Cairn free access
language Français
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description RésuméAprès une présentation de Radical orthodoxy – un nouveau mouvement théologique dont l’impact est souvent comparé à celui de la « nouvelle théologie », l’article en expose la relecture de Duns Scot et d’Ockham : le tournant scotiste et ockhamien aurait été à l’origine non seulement de la théologie et de la philosophie moderne, mais aussi du passage de l’ordre liturgique et participatoire de la chrétienté à l’ordre spatial, formel et juridicisé de la modernité. L’apport de cette relecture est doctrinal et méthodique – Scot et Ockham, ont opéré une rupture avec la tradition de la « théologie et la métaphysique de la participation » de Platon à S. Augustin, S. Anselme et en son articulation suprême chez S. Thomas, et la théologie est indispensable à la compréhension de la nature de la modernité et du passage historique à celle-ci. L’article développe une double critique de ces thèses. D’une part, relire l’histoire de la pensée à travers le seul prisme de l’onto-théologie heideggerienne ne peut pas expliquer pourquoi et quand la tradition de la participation s’est effondrée. D’autre part, la conception « radical-orthodoxe » de la notion de tradition est insuffisante, en raison de son incapacité à intégrer la médiation linguistique et phénoménale.
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