De la chrétienté à la modernité ?
RésuméAprès une présentation de Radical orthodoxy – un nouveau mouvement théologique dont l’impact est souvent comparé à celui de la « nouvelle théologie », l’article en expose la relecture de Duns Scot et d’Ockham : le tournant scotiste et ockhamien aurait été à l’origine non seulement de la théol...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméAprès une présentation de Radical orthodoxy – un nouveau mouvement théologique dont l’impact est souvent comparé à celui de la « nouvelle théologie », l’article en expose la relecture de Duns Scot et d’Ockham : le tournant scotiste et ockhamien aurait été à l’origine non seulement de la théologie et de la philosophie moderne, mais aussi du passage de l’ordre liturgique et participatoire de la chrétienté à l’ordre spatial, formel et juridicisé de la modernité. L’apport de cette relecture est doctrinal et méthodique – Scot et Ockham, ont opéré une rupture avec la tradition de la « théologie et la métaphysique de la participation » de Platon à S. Augustin, S. Anselme et en son articulation suprême chez S. Thomas, et la théologie est indispensable à la compréhension de la nature de la modernité et du passage historique à celle-ci. L’article développe une double critique de ces thèses. D’une part, relire l’histoire de la pensée à travers le seul prisme de l’onto-théologie heideggerienne ne peut pas expliquer pourquoi et quand la tradition de la participation s’est effondrée. D’autre part, la conception « radical-orthodoxe » de la notion de tradition est insuffisante, en raison de son incapacité à intégrer la médiation linguistique et phénoménale. |
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